Se transformer : vers une pratique d’accompagnement
Voyage en itinérance au Vietnam – une étape de transformation
Une rupture fondatrice
À la suite de mes expériences en animation, j’ai entrepris un voyage en itinérance qui m’a conduite à travers plusieurs pays, à travers l’Europe, l’Asie et jusqu’en Australie.
Cette période a constitué une rupture dans mon parcours. Elle m’a confrontée à des environnements nouveaux, à des contextes culturels variés, et à des situations parfois imprévues, nécessitant adaptation et prise de décision.
Le voyage a été une expérience à la fois concrète et introspective. Il a renforcé mon autonomie, ma capacité à m’ajuster, mais aussi ma compréhension des réalités humaines dans des contextes différents.
Cette étape marque une transition importante : elle clôt une période centrée sur l’expérimentation et le mouvement, et ouvre vers une phase de construction plus stable, tant sur le plan personnel que professionnel.
À mon retour, cette transformation s’est traduite par des choix de vie structurants. Elle m’a notamment conduite à m’engager dans une démarche d’accompagnement, puis à entreprendre une formation en hypnose.
Recherche de participants dans le cadre d’un travail de formation en hypnose
Se former à l’accompagnement
J’ai ainsi débuté une formation en hypnose, que j’ai poursuivie jusqu’à l’obtention du titre de maître praticienne.
Cette formation m’a permis d’acquérir des outils concrets d’accompagnement et de développer une pratique régulière auprès de personnes venant consulter pour des problématiques variées.
Au fil des séances, j’ai constaté l’efficacité de certains outils, mais également les limites de ma formation face à la complexité des situations rencontrées.
Cette prise de conscience a constitué un tournant, m’amenant à interroger ma pratique, mes connaissances et le cadre dans lequel je souhaitais accompagner les personnes.
Par ailleurs, la mise en lumière d’un trouble du neurodéveloppement dans mon propre parcours m’a permis de reconsidérer certaines difficultés rencontrées dans mes trajectoires antérieures. Elle a notamment mis en évidence un décalage avec les institutions, non pas lié à un manque de capacités, mais à une méconnaissance des modalités d’apprentissage adaptées à mon profil.
Cette compréhension a également pris une dimension personnelle et familiale, mon fils ayant lui aussi reçu un diagnostic.
Dans cette continuité, j’ai fait le choix de reprendre des études en psychologie afin de consolider mes compétences et d’inscrire ma pratique dans un cadre théorique, scientifique et éthique plus structuré.
Articulation concrète entre études en psychologie, activité d’auxiliaire de vie et vie personnelle
Position actuelle et perspectives d’évolution
Actuellement, je poursuis ma reprise d’études en psychologie tout en exerçant en tant qu’auxiliaire de vie auprès de personnes en situation de dépendance ou de handicap. Cette expérience me permet de maintenir un ancrage concret dans la relation d’aide et d’enrichir ma compréhension des réalités humaines, notamment auprès de publics présentant des troubles neurocognitifs (maladie d’Alzheimer, maladie à corps de Lewy).
Ces expériences, associées à mon parcours personnel, nourrissent aujourd’hui mon projet de spécialisation dans l’accompagnement des personnes présentant des troubles du neurodéveloppement, qu’il s’agisse d’enfants ou d’adultes.
Cette orientation s’inscrit dans la continuité de mon parcours, à la croisée de l’expérience de terrain, de la formation et d’un intérêt croissant pour la recherche autour du fonctionnement psychique et neurologique.