Une erreur d’aiguillage ou une merveilleuse opportunité ?

Chaque détour a contribué à construire une direction : comprendre et accompagner l’être humain.

Premier pas dans la relation à l’autre

J’ai commencé ma vie professionnelle à 16 ans par un apprentissage en coiffure.

Cette entrée précoce dans le monde du travail a marqué un premier tournant dans ma manière d’apprendre.

Le cadre professionnel, plus concret et ancré dans la pratique, a favorisé l’émergence d’une curiosité que je n’avais pas pu mobiliser auparavant dans le cadre scolaire classique.

Un élément marquant de cette période a été la découverte de la chimie organique à travers la composition des produits capillaires. Comprendre les transformations chimiques à l’œuvre a suscité un réel intérêt intellectuel et a permis l’apparition de résultats académiques solides.

En parallèle, cette expérience m’a confrontée à la dimension profondément humaine du métier.

Lors d’une prestation, une cliente m’a confié la perte récente de son fils, décédé brutalement d’une méningite. Médecin, elle avait été confrontée à l’impossibilité de diagnostiquer et de sauver son propre enfant.

Cette situation a constitué un moment marquant. Elle a mis en évidence la complexité de l’être humain face à la souffrance, ainsi que le sentiment d’impuissance pouvant émerger dans la relation d’aide. Elle a également renforcé mon intérêt pour la compréhension des parcours de vie et des processus psychiques.

Ce moment a contribué à orienter progressivement mon intérêt vers les métiers de l’accompagnement et de la compréhension du fonctionnement psychique.

Cette période a aussi réactivé un intérêt plus ancien pour le fonctionnement du corps humain, déjà présent dans mon enfance à travers la lecture de supports d’anatomie et des contenus de vulgarisation scientifique.

Sur le plan du parcours, cette orientation professionnelle reposait également sur une représentation inexacte des possibilités de poursuite d’études. L’obtention du Brevet Professionnel était envisagée comme un équivalent permettant un accès direct à l’université. En réalité, cette transition n’était pas possible, ce qui m’a conduite à reprendre un parcours de formation via un DAEU scientifique.

Cette expérience m’a permis de développer plusieurs compétences :

  • capacité d’apprentissage en contexte concret

  • rigueur dans l’exécution de gestes techniques

  • qualité d’écoute et posture relationnelle

  • capacité à accueillir des situations émotionnellement chargées

  • premières bases d’analyse scientifique (chimie, biologie)

Elle constitue aujourd’hui un premier socle dans mon parcours, à la fois professionnel, scientifique et humain.

Brevet Professionnel de coiffure – première expérience professionnelle structurante

Obtention d’un DAEU scientifique avec mention, marquant une reprise d’études réussie et une réappropriation des apprentissages académiques.

J’ai engagé une reprise d’études en sciences à travers l’obtention d’un DAEU scientifique.

À l’issue de cette première expérience professionnelle en coiffure, j’ai souhaité m’engager dans une reprise d’études orientée vers les sciences, avec pour objectif d’intégrer un IUT en génie biologique.

J’ai alors obtenu un DAEU scientifique avec d’excellents résultats, confirmant mes capacités d’apprentissage et mon intérêt pour les disciplines scientifiques.

Mon parcours a été soutenu par plusieurs enseignants, notamment en chimie organique, dont certains étaient impliqués dans la recherche universitaire. Leurs encouragements, ainsi que des lettres de recommandation, ont renforcé la solidité de mon dossier et la cohérence de mon projet.

Malgré ces éléments, mes candidatures aux formations visées n’ont pas été retenues. Cette situation a mis en évidence un décalage entre mon parcours et les attendus institutionnels.

Cette étape a constitué un point de bascule dans mon parcours. Elle m’a amenée à réorienter ma trajectoire tout en consolidant un intérêt durable pour la compréhension de l’humain et du vivant.

Elle a également contribué à structurer mon intérêt pour les sciences humaines et à orienter progressivement mon parcours vers la psychologie.

Suivant
Suivant

À l'école de la Vie